Tout savoir sur le lancement de la 5G en France

Pour permettre aux acteurs du marché – start-up, industriels, opérateurs télécoms, etc. – d’anticiper l’arrivée de la 5G, cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile, le régulateur des télécoms a ouvert en décembre dernier un guichet ‘pilotes 5G’.
Ce guichet permet à l’Autorité de régulation de la distribution de la presse, des communications électroniques et des postes de délivrer des autorisations d’utilisation de fréquences, dans la limite de leur disponibilité et à titre transitoire.

“Le nouveau réseau 5G devrait représenter un véritable saut technologique, ouvrant ainsi la porte à de nouveaux usages digitaux, aussi bien pour les sociétés que pour le grand public”, Jean-Philippe Bosnet, le président-directeur général du groupe Paritel.
On peut donc dire que le dossier de la 5G avance bien en France. D’après les observateurs du secteur, les premières offres 5G pourraient voir le jour en juin 2020 en France.

Les conditions imposées par le régulateur des télécoms

Les cinq porteurs de projet – à savoir Orange, Free Mobile, Bouygues Telecom, SFR et Paritel – disposeront d’ici le 15 mars 2022 des bandes de fréquences de 50 GHz au prix de 530 euros par an. La métropole du Grand Paris figure parmi les projets retenus. Cette dernière vise à mettre en place un éclairage intelligent, avec les ampoules connectées, le long des quais. Et aussi, le port Seine-Métropole Ouest (PSMO) qui ambitionne de réaliser de la maintenance prédictive et d’accroître ses performances.

Suite à l’accord entre le gouvernement et les opérateurs télécoms français (Paritel, Orange, Bouygues Telecom, Free mobile, etc.), le gendarme des télécoms a dévoilé un document technique concernant les engagements des acteurs du marché sur la couverture, la mutualisation et les déploiements, particulièrement dans les régions moyennement denses. Ces engagements sont répartis en 2 grandes catégories : les services fixe et mobile.

Le régulateur des télécoms a identifié trois types d’obligations, sur le service mobile : la mutualisation, une amélioration de la qualité de service et une couverture indoor à la demande. Des tests d’appels seront en principe réalisés sur le terrain afin de vérifier les couvertures.

Il est important de rappeler que les opérateurs télécoms nationaux qui ont une fréquence 900 MHz doivent – obligatoirement – respecter un échéancier (un planning, un calendrier) dans les quatre prochaines années. Le gendarme des télécoms appelle les acteurs du marché à accélérer les déploiements via la mutualisation. Selon Sébastien Soriano, le président-directeur général de l’Arcep, ceux-ci ont pris des engagements concernant le déploiement dans les locaux professionnels et les foyers pour, entre autres, améliorer la couverture indoor.