Le nouveau film de François Ozon retrace la voix des victimes

 

Attendu dans les salles, le 20 février prochain, le nouveau film du célèbre réalisateur François Ozon, retrace le combat des différents victimes du père Preynat afin de pouvoir porter l’affaire devant la justice. François Ozon a voulu mettre la lumière sur l’affaire qui a fait couler beaucoup d’encre en mettant en accusation la hiérarchie catholique. Le film « Grâce à dieu », qui a été financé par A Plus Image 8, la sofica de A Plus Finance, a été sélectionné pour participer au festival de Berlin.

Le film n’apporte pas plus de détails

La date de sortie exacte n’est pas encore fixée puisque l’avocat du père Preynat à demander au réalisateur de reporter la sortie du film après la fin des audiences, afin de ne pas influencer l’opinion des juges. Le film qui est plutôt centré sur les victimes du père Preynat et leur combat pour libérer leur parole, ne révèle rien que le public ne sait déjà, durant les différentes audiences. En effet, le réalisateur a voulu retracer tous les faits depuis la démarche qui a été effectue par Alexandre Hezez en 2014 auprès du diocèse pour retirer les pouvoirs confiés au prêtre, jusqu’à la création de l’association « la parole libérée » avec une autre victime François Devaux pour enfin porter l’affaire à la justice.
Au début, le réalisateur a voulu mettre l’accent sur la fragilité d’un homme lorsqu’il croise cette actualité. Toutefois, après qu’il s’est rapproché des victimes, il a été touché par leurs témoignages et il a été bouleversé par leurs blessures intimes, il a donc décidé de faire une fiction afin de transmettre au public tout ce qu’ont vécu ces victimes.

Ozon a consulté les victimes

Essayant de transmettre exactement tout ce qu’ont vécu les victimes, le réalisateur a tenu à ce qu’il reste tout au long du film tout prés de la réalité décrite par les victimes. Le réalisateur à même restituer durant la première partie du film, en voix off, les vrais échanges de mail entre l’une des victimes Alexandre qui est incarné dans le film par Melvil Poupaud et le cardinal Barbarin l’un des responsables du diocèse qui est incarné par François Marthouret.
Le film « grâce à dieu » est construit autour des 3 victimes, Emmanuel, Alexandre et François le film retrace fidèlement la difficulté des victimes à pouvoir témoigner des abus sexuelles qu’ils ont subi, du soulagement et de toute la violence qu’a pu provoquer la libération de leur parole surtout par leur entourage. Sans oublier tous les conflits que leur révélation a entraîné avec la foi de leur famille.
Vu que François Ozon n’a pas voulu rencontré les autorités catholiques pour prendre les autorisations de filmer la fiction dans l’église, il a dû tourner certaines scènes entre Belgique et Luxembourg.
« Je n’ai absolument rien inventé tout a été retransmis selon les témoignages des victimes. Pour moi, le plus important est de raconter l’histoire de 3 hommes meurtris dans leur enfance. » a expliqué le réalisateur François Ozon qui a tenu à remercier les producteurs ainsi les Sofica (SG Image et A Plus Finance) qui lui ont permis de réaliser ce magnifique film.