Le jeûne du Ramadan, un des cinq piliers de l’Islam

Pourquoi les musulmans jeûnent-ils pendant le Ramadan ?

La pratique réelle du jeûne avec  la date de début du mois de ramadan 2019,  en France comme ailleurs, est plus difficile à suivre. D’abord parce qu’ils s’agit de centaines de milliers d’individus et que chacun a sa personnalité. Ensuite, parce que le secret des âmes est connu de Dieu seul et que les apparences ne livrent qu’un aspect de la réalité. Il est tout d’abord certain que le jeûne est dur, qu’il demande un effort. En 2018, le mois de mai et le début de juin n’ont pas été aussi chauds que le cœur de l’été, mais la chaleur aurait déjà paru forte à bien des Européens. Que l’on songe à la soif ; à cela, s’ajoute pour les fumeurs une tentation permanente que comprendront les fumeurs du monde entier. Évidemment, la difficulté du jeûne varie beaucoup suivant les tempéraments ou suivant le travail professionnel que chacun doit fournir. Plusieurs facteurs interviennent pour aider les jeûneurs.

As-Suhûr (repas de l’aube) : le repas pris à la fin de la nuit, avant la prière de l’aube

Vers la fin de la nuit, un “réveilleur” passe dans les quartiers populaires et les villages ; il chante des formules diverses pour tirer les dormeurs de leur sommeil, il frappe aux portes et rappelle qu’il est temps de faire le second repas de la nuit ou “As Souhour”.
Il faut en effet avoir cessé de manger et de boire avant que se “distingue le fil blanc du fil noir, à l’aube, c’est-à-dire en pratique avant le coup de canon officiel.
“Mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit”, le Prophète Muhammad (Messager de Dieu).
Certaines personnes pieuses veillent ensuite encore un peu à la mosquée pour prier vocalement ou entendre le Coran ; mais l’ensemble des musulmans s’endort ou se rendort un peu après ce second repas, en général assez sommaire.

Travail et Ramadan : une combinaison difficile ?

Dans beaucoup de cas, le fardeau du travail professionnel est allégé. Dans les administrations de l’État, les horaires de présence sont modifiés : les fonctionnaires et les employés devraient être au bureau de 9 h à 13 h seulement. À l’Université, la durée des leçons est raccourcie ; en dehors de ces cours, les étudiants qui jeûnent attendent souvent la nuit pour étudier en privé. Quant aux artisans, libres d’organiser leur temps, ils préfèrent décaler leurs journées et veiller plus tard dans leurs échoppes.
Certains prétendent que l’on devrait travailler autant durant le mois de Ramadan. Collectivement parlant, ce n’est pas possible et de telles prétentions restent théoriques. En fait, le maximum que l’on puisse demander est de respecter le travail durant les horaires allégés. C’est probablement le plus que l’on puisse obtenir et il semble que ce point ait besoin d’être rappelé. La quantité comme la qualité de l’activité sont évidemment affectées par le jeûne.