Congo-Brazzaville : malgré le pétrole qui coule à flots, Pointe-Noire enregistre des difficultés économiques

Selon les derniers chiffres révélés par les médias congolais, les offres d’emploi au Congo-Brazzaville qui a pu atteindre des records au niveau de la production pétrolière, est en train de subir une crise économique importante depuis la chute des cours du pétrole en 2014.

La crise économique que subit la République du Congo

Alors que le gouvernement a tenu son congrès du 27 au 30 décembre 2019, le pays est en train de subir une crise économique importante, et ce, malgré le haut niveau de production du pétrole qu’a atteint le pays, constituant l’un de ses principales richesses.

Installé à Pointe-Noire, la ville économique du pays, Deschagrains Ebeh, s’interroge, combien de temps reste à son entreprise qui est spécialisée dans la veille technologique, afin de ressentir les effets de la baisse des cours pétroliers qui a débuté en 2014. Le directeur gérant de De-Network, qui est un sous traitant des différentes grandes entreprises pétrolières faisant la fortune de la ville économique du Congo-Brazzaville ces dernières cinquante années, dont la firme française Total, assure que cela fait 4 ans que son entreprise n’a pas fait de bénéfice. Ce type de pression économique qu’est en train de subir plusieurs sociétés pourrait affecter les engagements de recrutement des sociétés, en proposant moins d’offres d’emploi au Congo Pointe-Noire.

Les sociétés touchées par la crise économique

À l’instar de toutes les entreprises installées au Congo, le jeune entrepreneur a été affecté par la baisse des prix des produits pétroliers. Cette dernière a mis l’économie du pays à un niveau assez critique, et ce, depuis 2014.

Afin de remédier à cette nouvelle situation, plusieurs entreprises ont eu le réflexe de diversifier leur activité pour ne plus dépendre des cours du pétrole. Comme c’est le cas de l’ingénieur certifié Microsoft, qui a opté de diversifier ses activités, en faisant, de la conception web, de l’audit et conseil, des formations, de la vidéosurveillance, ainsi qu’un centre d’appels. Néanmoins, le jeune chef d’entreprise assure que cette solution ne permet pas de compenser la perte du chiffre d’affaires, car les particuliers n’ont pas la capacité des grandes entreprises.

Le jeune entrepreneur, Deschagrains Ebeh, a pensé à ouvrir un espace de travail partagé afin de pouvoir diminuer la charge du loyer à plus de 100 euros par mois. En outre, le chef d’entreprise a dû réduire le nombre des effectifs à seulement une dizaine d’employés.